chapter  7
3 Pages

Mme Riccoboni, in a letter to David Garrick on the plot of The Vicar of Wakefield, 11 September 1766

Jamais entete Protestant n' eut plus d'horreur pour la terre papiste, et san enchantement il etoit impossible de l'engager a passer la mer. Un chien d'Ecossois m' ecrit au commencement de Mai, m' annonce un Mr. Jenkinson venant a Paris, m' apportant le Vicaire de Wakefield. Moi de me repandre en remerciemens! Mon Dieu, Monsieur, votre souvenir, votre attention, vous etes charmant, et mille autres betises. Je fais des vreux pour l'heureux passage de Mr. Jenkinson. Je m' occupe de lui, je guette l'instant de son arrivee; je tourmente Mr. Changuion, Mr. Smith; point de nouvelle. Le gracieux Caledonien passe un mois a faire ses adieux a sa chere patrie, se donne les airs de prendre le plus long; se repose d'un cote, s'amuse de l'autre, se promene, s'instruit; je le maudis du fond du creur. Enfm quand il plait au ciel !'indolent Mr. Jenkinson arrive. On m'avertit, me voila bien contente. Un fort aimable philosophe va lui demander le Vicaire; un joli colonnell' assiege pour avoir le Vicaire. Mr. Changuion a la bonte d'envoyer, d'ecrire, d' aller lui-meme :-0 rage! o fureur! le tranquille Ecossois n' a ni

cure, ni sacristain, ni vicaire; ne sc;ait ce que c' est, n' y comprend rien; ne connoit ni moi, ni le vicaire, ni 1' eglise, ni ses pretres,-c' est un grand hasard s'il connoit Dieu: Et moi de jurer comme un payen: sang et furies !-Patience, disoit Mr. Changuion, eh, mon Dieu, patience! Le vicaire viendra, je vous assure qu'il viendra.