ABSTRACT

De moins de 300 grands barrages en Inde au moment de l'indépendance en 1947, leur nombre est aujourd'hui passé à plus de 6200. La production hydroélectrique en Inde a parcouru un long chemin depuis l'indépendance, avec seulement 508 MW de capacité installée, jusqu'à 52 004 MW, y compris les petites centrales hydroélectriques en septembre 2024 et la taille des unités de 22 MW à 380l'époque, passant maintenant à 250 MW. À l'échelle mondiale, la taille des unités est passée de 800 à 1000 MW.

Pour atteindre l'objectif de zéro émission nette d'ici 2070, les énergies renouvelables doivent alimenter la croissance de l'Inde. Conformément à l'Accord de Paris de 2015, l'objectif est de limiter l'augmentation de la température à 1,5°C par rapport au niveau préindustriel d'ici la fin du siècle. Elle nécessite une transformation complète pour la production et la consommation d'énergie. D'ici 2050, près de 100 % de la production d'électricité devra provenir de sources non fossiles.

L'engagement de l'Inde en matière d'énergie lors de la COP26 était de créer une capacité de production d'énergie non fossile de 500 GW, de répondre à 50 % de ses besoins énergétiques à partir d'énergies renouvelables d'ici 2030 et d'atteindre des émissions nettes nulles d'ici 2070. Pour atteindre ces objectifs, il est important d'assurer la stabilité et la sécurité du réseau et de fournir une puissance de pointe ainsi que des services auxiliaires. Ces objectifs nécessitent une transformation complète de la production et de la consommation d'énergie.

Au 30 septembre 2024, la capacité installée totale d'électricité de l'Inde est de 452,69 GW, dont 209,65 GW de combustibles non fossiles, soit 46 % de la capacité totale qui comprend 201,47 GW d'énergie renouvelable (solaire, éolienne et biomasse) et 8,18 GW d'énergie nucléaire. La capacité installée de combustibles fossiles est de 243,06 GW, soit 54 % de la capacité totale. L'objectif de 40 % de capacité d'énergie non fossile d'ici 2030 engagé lors de l'Accord de Paris a été atteint bien en avance en 2019, soit environ 11 ans avant 2030.

Les barrages pour la production d'hydroélectricité grâce au stockage d'eau sur l'année/saisonnier, les bassins/stockages diurnes pour répondre aux besoins de pointe et pour les centrales de pompage-charge, devront intervenir pour assumer le rôle de « gardiens du réseau électrique » pour la transition énergétique.

Le rythme des progrès de l'ajout de l'énergie hydroélectrique dans le pays a été lent et une accélération significative est nécessaire pour relever les défis futurs. Le rythme de développement d’une hydroélectricité durable doit être trois fois plus élevé que le rythme actuel.

L'Inde doit ajouter environ 5 000 MW d'hydroélectricité par an dans les années à venir soit une moyenne d'environ 2100 MW par an pour assurer la transition énergétique. C'est réalisable, car l'Inde a déjà ajouté cette capacité au cours de l'année écoulée. Il reste encore un grand potentiel économiquement viable à travers le pays, ce qui est suffisant pour atteindre le rôle essentiel de l'hydroélectricité dans la transition énergétique. L'Inde prévoit d'avoir environ 19 GW de centrales de pompage-turbinage d'ici 2030. Pour atteindre cet objectif, les centrales de pompage-turbinage hors de la rivière peuvent être largement développées sur une base accélérée. Cependant, avec l'ensemble actuel de règles 381et de réglementations, il peut être difficile d'atteindre l'objectif d'ajouter de nouvelles centrales de pompage-turbinage.

Ce document traite en détail du rôle des barrages et des centrales de pompage-turbinage dans la transition énergétique et des interventions politiques nécessaires pour atteindre les engagements pris lors de la Conférence des Parties (COP) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).