ABSTRACT

Le rapport dresse un bilan du retour d’expérience engrangé à travers un projet de STEP située dans en région aride de puissance installée 2x150 MW pour une hauteur de chute de 150 m de chute. Il s’articule autour de la conception des circuits hydrauliques.

Les prises d’eau sont des ouvrages critiques vis-à-vis de l’efficacité de l’aménagement, que ce soit en termes de pertes de charge, de stabilité des écoulements, de limitations des pertes d’eau à travers le massif, de flexibilité d’exploitation ou de risque d’entraînement d’air.

Pour ce projet, la mise en œuvre successive de modèles analytiques puis numériques et/ou physiques a permis de faire évoluer significativement la conception de la prise d’eau et d’identifier les points « critiques » sur lesquels l’attention de l’ingénieur doit être portée. L’alternance du fonctionnement de ces prises en turbinage ou pompage, et les problématiques liées à la gestion sédimentaire de forts marnages en circuit fermé ou semi-ouvert nécessitent en effet des efforts complémentaires de modélisation et de conception, en comparaison avec des ouvrages de prise d’installations hydroélectriques plus courantes.

Par ailleurs, une alternative innovante de revêtement béton a été développée pour les chemins d’eau pour répondre à des critères extrêmement exigeants de débit de fuite, tout en limitant le recours à une solution de blindage de facto plus coûteuse. La solution retenue consiste en la mise en œuvre d’un revêtement béton armé, combiné avec l’utilisation de précontrainte et la mise en œuvre d’une membrane étanche. Ces solutions ont nécessité le développement de modèles numériques avancés permettant de prendre en compte des critères spécifiques liés aux régimes transitoires forts, à la géométrie spécifique du revêtement et aux conditions de construction. Cette approche a permis de mettre en exergue des différences significatives avec les modèles analytiques de 136revêtement supposés parfaitement circulaires et d’adapter en conséquence la conception du revêtement.